Matières enseignées
Description du professeur particulier
Bonjour !
Je suis actuellement en formation de réalisation de documentaires à l'INA, après un master de sociologie et d'anthropologie à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), deux années en classes préparatoires, une licence 3 de Philosophie et une année de césure (2022-2023) où j'ai tenté de clarifier mes projets en effectuant un stage de journalisme à l'hebdomadaire "Le 1", puis à travers un long périple en solitaire au Canada.
J'ai effectué mes deux années de prépa littéraire AL au Lycée Henri IV et ma L3 de Philosophie au CPES (PSL). Trois années d'une grande exigence qui m'ont affuté l'esprit et armée d'une très bonne résistance au travail.
J'aime apprendre, j'aime aussi beaucoup discuter et transmettre, accompagner des élèves : je l'ai fait à travers l'association "Socrate" alors que j'étais au Lycée (Louis-le-Grand, 2017-2019), et j'ai continué au cours de ma L3 en préparant des élèves de 1ère au bac de Français. L'an dernier, j'ai également donné des cours de Philosophie (à une élève de Terminale et à une élève d'Hypokhâgne - 1ère année de prépa littéraire). Ce que j'apprécie particulièrement avec la Philosophie et le Français, c'est que ces matières permettent d'avoir des discussions sur des notions importantes qui traversent toutes les matières et, plus largement, notre quotidien en société.
S'il y a une chose essentielle que m'ont apprise mes études, c'est l'importance de la méthode. Je ne parle pas simplement de la consigne et de la forme que prend un exercice (une dissertation, un commentaire), mais de la façon de s'organiser et de penser le sujet qu'on doit traiter. Il est très difficile de progresser si l'on ne comprend pas la cohérence entre les cours et les exercices donnés et si l'on ne saisit pas ce que l'on attend de nous.
Le second élément qui m'a beaucoup aidée quand je l'ai compris, c'est l'importance de s'approprier le savoir. S'approprier une référence, un livre, une leçon : ce n'est pas un exercice d'apprentissage par coeur, mais la capacité à relier ce que l'on doit apprendre / comprendre à ce que l'on aime, à ce qui a du sens pour nous. On ne retient pas et on ne parvient pas à utiliser avec intelligence des références si l'on n'est pas parvenu à faire des liens. Là aussi, cela change tout : quand un élève comprend que tel concept philosophique qui lui parait compliqué, se traduit en fait par une question très simple qu'il peut se poser tous les jours à partir d'un bol de céréales, il s'en souvient et il conçoit qu'il y a un intérêt à le penser. C'est la même chose pour les livres de littérature qui nous aident à vivre, pour l'Histoire qui nous permet de comprendre pourquoi on en est là, etc.
Tout cela se fait en fonction de l'imaginaire de l'élève, de ses difficultés, de là on peut arriver ensemble. C'est souvent un très beau chemin.
Je prépare mes cours à l'avance, mais sur le moment tout se fait en fonction de ce que l'on parvient à faire. C'est comme une interview : un mauvais journaliste sautera de questions en questions sans rebondir sur les réponses auxquelles il ne s'attend pas ; un mauvais professeur passe d'exercices en leçons sans rebondir sur les réactions/réponses de l'élève. Je prépare aussi en fonction de ce que l'élève souhaite comprendre ou approfondir.
Mais, avant toute chose, ce qui m'intéresse c'est de m'adresser à l'élève et non pas à ses objectifs de notes. C'est le voir comme un être humain qui a plein de choses à nous partager, bien au-delà d'une moyenne sur un bulletin. La plupart des difficultés que rencontraient les élèves que j'ai accompagnés provenaient d'une perte totale de confiance en eux et en leur possibilité de progresser. Parfois, il faut juste leur ouvrir ce possible à nouveau.

